Autonomie des capteurs IoT : une durée de vie trompeuse

L’autonomie d’un capteur alimenté par batterie est souvent présentée comme une caractéristique simple : 3 ans, 5 ans ou davantage. Pourtant, cette valeur seule ne permet pas d’anticiper la réalité opérationnelle d’un parc de capteurs.

En pratique, l’autonomie réelle dépend de nombreux facteurs techniques et environnementaux, et peut varier d’un capteur à l’autre.

Pourquoi l’autonomie varie naturellement ?

Plusieurs éléments influencent la durée de vie d’un capteur :

La batterie elle-même

  • tolérances de fabrication,
  • vieillissement naturel,
  • conditions de stockage.

La conception électronique

  • protocole de communication utilisé,
  • fréquence et volume des transmissions,
  • optimisation énergétique des composants.

Les conditions d’utilisation

  • température,
  • intensité d’utilisation,
  • environnement réel, souvent plus exigeant que les conditions de test.

Ces facteurs créent une dispersion naturelle des autonomies au sein d’un même lot.

Une réalité statistique : tous les capteurs ne vieillissent pas au même rythme

L’autonomie d’un ensemble de capteurs suit généralement une distribution statistique appelée loi normale ou « courbe en cloche ».

Cela signifie que :

  • certains capteurs fonctionneront plus longtemps que la moyenne,
  • certains tomberont en panne plus tôt,
  • la majorité (68%) se situera autour de la durée de vie annoncée.

Le graphique ci-dessous représente un exemple typique d’un lot de 1000 capteurs bluetooth annoncés avec une autonomie moyenne de 3 ans.

Sur cette courbe :

  • La durée de vie moyenne est de 1095 jours (3 ans)
  • Les premiers capteurs défailliront avant 15 mois.
  • Au bout de 2 ans, environ 13 capteurs rendront l’âme chaque jour et cela montera très vite
  • 200 capteurs n’atteindront pas 2 ans !
  • Et 500 capteurs auront été changés/réparés avant 3 ans…au moins une fois

Et si l’on applique ce raisonnement à des capteurs de plus longue durée de vie ?

Admettons maintenant que les capteurs Superwyze présentent une dispersion comparable à celle des capteurs concurrents représentés sur la courbe précédente.

La différence majeure est que la durée de vie moyenne des capteurs Superwyze peut atteindre 15 ans, soit environ 12 ans de plus que les capteurs typiques annoncés à 3 ans.

Dans ce cas, la courbe statistique resterait globalement la même, mais simplement décalée vers la droite d’environ 12 ans.

Autrement dit :

  • les premiers remplacements interviendraient après une dizaine d’années d’utilisation,
  • la majorité des capteurs fonctionneraient pendant près de quinze ans,

Cette différence change complètement la réalité opérationnelle d’un parc de capteurs.

L’autonomie réelle : un facteur clé du coût total de possession

Le véritable enjeu n’est pas uniquement la valeur annoncée, mais la stabilité et la durée de vie réelle dans le temps.

Plus l’autonomie est longue, plus les bénéfices sont importants :

  • réduction des opérations de maintenance
  • diminution des coûts d’intervention
  • amélioration de la continuité de service
  • fiabilité accrue du système

À l’inverse, une autonomie limitée impose des cycles de remplacement fréquents, qui génèrent des coûts humains et financiers significatifs.

Une approche différente : privilégier la durabilité dès la conception

Chez Superwyze, les capteurs sont conçus avec une approche fondamentalement différente : maximiser la durée de vie et la stabilité dans le temps.

Avec une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 15 ans, ils permettent de :

  • réduire drastiquement les interventions de maintenance
  • garantir une continuité de service sur le long terme
  • sécuriser les opérations critiques
  • diminuer significativement le coût total de possession

Cette performance repose sur :

  • une optimisation avancée de la consommation énergétique
  • des protocoles de communication efficaces
  • une conception électronique robuste
  • des choix technologiques orientés vers la durabilité

Conclusion

L’autonomie d’un capteur ne doit pas être considérée comme une simple donnée technique, mais comme un indicateur clé de fiabilité et de performance opérationnelle.

Choisir une solution avec une autonomie élevée et stable permet non seulement de réduire les coûts de maintenance, mais aussi de garantir la continuité et la fiabilité du système sur le long terme.

En réalité, une solution nécessitant des remplacements réguliers n’est tout simplement pas viable !